Les droits fondamentaux des travailleurs sont consacrés par des dispositions juridiques nationales ainsi que par des conventions internationales signées et ratifiées par les Etats. Les Etats prennent donc l’engagement de respecter, de protéger et de mettre en oeuvre les droits, conformément aux engagements qu’ils ont pris.
Cela implique que les Etats doivent s’assurer que les personnes – physiques et morales – qui sont présentes sur leur territoire se comportent conformément aux obligations qu’ils ont acceptées. Dans le contexte de la globalisation économique, les activités commerciales privées traversent de plus en plus les frontières étatiques. Grâce à leurs activités se déployant dans différentes régions du globe, certaines multinationales ont atteint un poids et un pouvoir d’influence qui relativisent la prééminence des Etats (en tout cas des plus faibles d’entre eux) dans le système international.
DES RÈGLES QUI… DÉRÉGULENT
Le fonctionnement de l’économie libérale implique évidemment une compétition entre acteurs privés. Mais il faut saisir que cette concurrence exacerbée entraîne aussi des formes de compétition entre Etats, donc entre les garants de la protection et du respect des droits fondamentaux des travailleurs, pour attirer les investisseurs privés. Les pratiques consistant à créer des zones franches d’exportation et à conclure des traités bilatéraux d’investissement le montrent : le respect, la protection et la mise en oeuvre des droits fondamentaux des travailleurs souffrent directement de la course effrénée aux investissements étrangers dans laquelle sont engagés la plupart des Etats.